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  • Frédérik Lépine

La clé pour performer en ski alpin, c'est l'HONNÊTETÉ



Notre sport évolue, les standards ainsi que les attentes s'élèvent et on recherche à repousser les limites individuelles. Néanmoins, dans la communauté du ski alpin, il y a une petite proportion des individus qui mettent les efforts nécessaires afin de répondre aux exigences à la performance espérée. Mon souhait professionnel est de sensibiliser une plus grande proposition d'individu à considérer leur développement individuel et athlétique comme une priorité. Pourquoi? Parce que je constate que plusieurs skieurs avancés et experts misent beaucoup sur le développement technique et demeurent limités dans leur potentiel. Ils accumulent des déceptions et de la frustration. Voilà pourquoi que ma mission est de mettre en priorité le développement physique afin d'acquérir de nouveaux gestes techniques solides. Il faut mettre la vérité à la lumière sur les vrais enjeux de la performance.

"Il y a un grand paradigme dans la communauté de ski, les gens croient qu'ils peuvent se mettre en forme en faisant du ski. En réalité, pour performer il faut être "TOP SHAPE" pour skier performant"

C'est vraiment triste cette réalité. Ce paradigme perdure depuis longtemps et même dans plusieurs communauté de skieurs élites dont dans des clubs de compétitions, des école de ski et chez les professionnels de ski tel que des moniteurs de ski. Par exemple, j'ai rencontré plusieurs jeunes skieurs coureurs qui sont allés faire des camps de ski durant l'été et l'automne espérant améliorer leur base technique. Mais ceux-ci ne savaient pas gambader "skip A", faire une roulade sur le dos "culbute"et courir avec un patron moteur raffiné. Mon objectif est simplement établir des attentes honnêtes. Si les attentes sont de skier dans un environnement magnifique, c'est correct. Seulement, si les attentes sont d'ordre technique. À mon avis, c'est un mauvais choix. C'est là que je fais référence aux DLTA . Ce modèle est une excellente ressource sur une pour n'importe quel athlète et parent que je recommande fortement.


Revenons au développement physique. Il y a des cultures de sport dont ils sont nettement plus sensibilisés aux développement physique. Par exemple, les cyclistes, les coureurs ou les triathlètes mettent de nombreuses heures à perfectionner leurs capacités physiques autant par une bonne préparation. Évidemment, il est plus facile à constater que si les personnes ne s'entraînent pas, ils ne pourront pas effectuer leur épreuves. Toutefois, dans des sports à dominance plus technique, je crois que le golf est un exemple parce qu'il y un corrélation directe entre leur capacité physique et leur potentiel technique à performer TPI. Ceci est un modèle ainsi que des formations aux professionnels afin de bien évaluer les composantes physiques spécifiques au golf. En somme, nous devrions s'en inspirer.



Dans le monde du ski alpin, nous ne retrouvons pas exactement les mêmes cultures. Voici mon raisonnement en tenant compte de mes observations professionnelles au cours des 25 dernières années. Que ça soit avec des skieurs récréatifs qui souhaitent profiter au maximum de leur voyage, des coureurs qui souhaitent améliorer leur rangs ou moniteurs/entraîneurs de ski qui veulent accéder à un niveau supérieur. Au départ, et trop souvent, une grande majorité évitera de se faire une introspection sur leur état de santé, leur condition physique et leur capacité athlétique. Par exemple, certains tenteront de changer complètement leur équipement en inspirant qu'ils pourront mieux performer. Il faut d'abord pouvoir bien manoeuvrer et exploiter le plein potentiel des skis et des bottes.

"MALHEUREUSEMENT, LA DÉFICIENTE TECHNIQUE N'EST PAS VRAIMENT LA CAUSE POUR UNE GRANDE MAJORITÉ DES CAS! "

Voici quelques exemples concrets que j'ai souvent observé.

  • Un skieur qui n'est pas en mesure de "carver" sur une surface ferme. Normalement, nous aurons tendance à vérifier l'état de ses skis concernant son aiguisage. Ensuite, tenter de développer un meilleur équilibre sur le ski extérieur. Tout ceci demeure vrai. Toutefois, si je lui demande simplement à se tenir sur une jambe sans ses souliers durant 30 sec et qu'il est en est incapable. C'est possiblement qu'il manque de proprioception et de stabilité au niveau du pied avec la cheville.

  • Un skieur qui a de la difficulté à skier aisément les bosses. Un bon moniteur dirigera son approche par une meilleur lecture du terrain. Ensuite, faire des éducatifs afin de mieux absorber qui lui conservera un contact des skis sur la neige. Cependant, si c'est une personne qui est surpoids, il aura une position différente à celui qui à une composition plus conventionnelle. Donc, il aura une grande difficulté à obtenir une mobilité aux niveaux du bassin ainsi qu'aux membres inférieurs. Simultanément, son surpoids le ralentira afin de créer ses changements de direction.

  • Un coureur qui skie rapidement dans son parcours mais qu'il ne parvient pas améliorer son rang dans le classement. Normalement, nous aurions tendance à regarder la stratégie, sa ligne at divers aspects tactiques. Toutefois, si son départ est trop lent afin puisqu'il manque de puissance aux membres supérieurs. Il aurait intérêt à développer de la force .

Maintenant, il est vraiment le temps de se mettre à l'action. À partir de vos attentes, de vos objectifs et par une évaluation des capacités athlétique, il y aurait certains aspects qui devrait être tenu en compte.

  • Le contrôle moteur. Il sera question de vérifier la qualité du mouvement par une bonne exécution, de mobilité et de stabilité articulaire. Effectuer par des tests tel que la planche, se tenir une jambe en équilibre.

  • La posture de la personne en tenant compte de sa morphologie. On observe s'il y a des restrictions potentielles à des mouvements optimales. On doit tenir compte des blessures et les historique. De plus, on doit aussi considérer la composition corporelle afin d'avoir % de gras adéquat et une masse musculaire nécessaire.

  • Les qualités physiques athlétiques: capacité maximale aérobie, la force musculaire, la puissance, la vitesse. Il sera possible de faire des tests de léger-navette, des squats sur sur une jambe, des sauts en longueurs.

En conclusion, si vous êtes de ceux qui souhaitez performer en ski alpin, vous devez investir de 6 à 8 heures par semaine de préparation physique spécifique afin de la meilleur version devenir de l'athlète en soi. Pensez-y, ça représente l'équivalent d'une ou deux sorties de ski par semaine. Allez! Vous débutez dès aujourd'hui afin que vous soyez prêt.


Références:

1-https://ltad.alpinecanada.org/

2-https://www.mytpi.com/



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